L'erreur est humaine.


 
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Hermione rentrât dans son appartement, elle jeta ses clefs sur la table, jeta sa veste à travers la pièce, et s'affala dans son canapé, en soupirant fortement. Encore une journée passée à trier les archives du ministère... quelle honte pensa-t-elle amèrement. Elle, la si studieuse miss-je-sais-tout de Poudlard, ayant un avenir très prometteur au sein du ministère, elle avait un avenir tout tracé, un poste haut placé lui étant réservé, et qu'elle aurait occupé tout de droit... oh que oui, elle y travaillait au ministère, mais ce n'étais pas vraiment comme ça qu'elle imaginait sa vie ! Elle gagnait à peine de quoi payer son loyer et sa nourriture, lamentable se trouva-t-elle. Son appartement était miteux, et ne ressemblait à rien, comparer à la Hermione Granger préfete en chef, ses affaires toujours bien rangés, maniaque comme pas deux, elle avait vraiment changé du noir au blanc, comment en était-elle arrivé là ? Qu'est ce qui avait bouleversé sa vie à un point pareil ? Elle se leva de son fauteuil, se dirigeant dans la salle de bain, dans l'intention de prendre un médicament contre les maux de tête. En refermant l'armoire, son reflet lui apparut alors dans la glace, elle grimaçât de dégoût. Portant une main a son visage, dessinant les contours de sa joue, barrée d'une grande cicatrice. Elle détourna le regard et sortit de la salle de bain. C'était donc ça. Ancienne héroïne de guerre, Hermione avait payé une lourde compensation. Elle se souvint, cette année là, Drago était passé dans le camp de l'ordre, ils avaient eu une magnifique histoire ensemble. Ils avaient été heureux, puis la guerre avait éclaté, et quand la bataille finale fut arrivée, tout le monde d'Hermione s'effondra, lorsqu'elle avait vu, Ron, son meilleur ami, son frère, tomber au combat, pour un sort qui ne lui était même pas destiné. Et c'est là que le sort l'avait frappé elle, elle avait faillit y passer ! En y repensant, elle se disait que ça aurait peut être mieux valut. Cela lui avait coûté cette affreuse balafre, et elle ne marcherait plus jamais comme avant, elle devait s'aider d'une canne désormais. Quel gâchis, a 30 ans elle était devenue, une moins que rien, un boulot minable, alors qu'après sa convalescence, le ministre en personne était venu lui proposer un poste de fonctionnaire haut placé, au département des lois et régulations des créatures magiques, et elle, en voulant à la terre entière, elle avait refusé, abandonnant tout ses rêves, ses amis et Drago au profit d'une vie, où elle ne faisait que survivre en vérité...

Elle s'aperçut qu'un hibou attendait devant la fenêtre, Hermione reconnut Hedwige. Elle sourit, elle avait voulut s'isoler de tout le monde, mais n'avait jamais réussi à chasser Harry de sa vie, et quelque part, cela la réconfortait. Marié à Ginny, ils ne se voyaient pas très souvent, mais ils lui écrivaient régulièrement pour prendre de ses nouvelles. Elle détacha le parchemin, l'ouvrit, et le lut.

Salut !

Comment vas-tu ? Mal j'imagine, pourtant on est là tu sais ! Bon aller, je ne t'embête pas avec ça, je sais que tu détestes la pitié. (Hermione sourit, avec le temps, elle était devenue distante, et très irritable, mais Harry ne prenait jamais de gants avec elle) tout ça pour te dire qu'il y'a une réunion d'ancien élèves à Poudlard, le week end prochain, prépare tes affaires ma belle, je passe te chercher a 16h00 tapantes !
Je t'embrasse

Harry.


Elle soupira fortement, il ne lui laissait pas le choix apparemment. Tant qu'à faire, cela lui ferait peut être du bien de revoir du monde, mais elle redoutait, oh oui, elle redoutait de le revoir lui. Comment allait-il réagir en la voyant ? Était-il marié ? Des enfants ? Pour la énième fois, Hermione soupira. 
Le samedi en question, Harry, toujours très ponctuel, frappa a la porte.
« Entre » cria-t-elle de la cuisine. 
« Salut » sourit-il. « Tu es prête ? » demanda-t-il, il était seul.
« Une minute, je viens » dit-elle. Après avoir poussé quelques affaires dans un sac, elle le rejoignit, et ils sortirent, pour transplanner. Son c½ur s'accéléra, lorsqu'elle vit l'imposant château. Harry remarqua son trouble.
« Tout se passera bien Hermione » lui dit-il. Elle ne répondit pas. Ils avancèrent, elle déposa son sac à l'entrée, avec tout les autres, et ils entrèrent dans la grande salle, elle retint son souffle, apercevant déjà tout les regards braqués sur elle, comme si elle était un monstre, mais rien ne se produisit. Elle reconnut toutes les têtes présentes ou presque, et vit avec soulagement qu'il n'était pas là. Ginny les rejoint, et enlaçât la jolie brune.
« Je suis contente que tu ais acceptés de venir » confia la rouquine. Hermione n'était pas à l'aise, habituée à la solitude depuis très longtemps, trop longtemps, elle regrettait déjà sa décision. 
« Je... j'ai changé d'avis, je ne peux pas Harry, désolé » souffla-t-elle en se retournant, sa canne a la main pour partir. C'est alors qu'elle se figea. Il était là, devant elle, un verre à la main, ses cheveux lui tombant toujours gracieusement sur le front, il était toujours aussi beau, même après toutes ces années ! Il la regardait, avec un regard indéchiffrable, mais si perçant ! Si pénétrant, qu'elle ne savait plus où se mettre. Elle restait plantée là, au milieu de la grande salle, alors que les autres anciens élèves profitaient gaiement de leurs retrouvailles, sans même faire attention à elle et son 'handicap'. Son c½ur manquât un battement, lorsqu'il s'avançât.

« Bonjour Hermione » dit-il. Elle aurait voulut s'enfuir, partir, courir à toutes jambes. Mais elle restait tétanisée.
« Drago » réussit-elle à articuler, pour le saluer.
« Après tout ce temps, je t'intimide toujours autant ? » questionna-t-il. Elle le regarda.
« Non, bien sur que non » souffla-t-elle. « Excuse moi, je dois partir » dit-elle en le contournant, pour sortir. Il lui fallut une demi seconde pour se remettre de ses émotions, avant de sortir à son tour, sous les regards pleins d'espoirs d'Harry et de Ginny qui pas très loin, n'avaient pas perdu une miette de la situation.
« Hermione ! » cria-t-il, alors qu'elle marchait aussi vite que ses jambes et sa canne le lui permettaient. 
« Maudites protections anti transplannage, maudite canne, maudite vie ! » pesta Hermione, qui avançait du plus vite qu'elle le pouvait. Bien évidement, il la rattrapa. La retournant d'un mouvement de poignet, elle retint ses larmes, qu'elle s'était jurée de ne plus jamais verser. « Laisse moi » dit-elle.
« Oh que non ! On a des choses à se dire tout les deux » dit-il.
« Je n'ai rien à te dire » siffla-t-elle.
« Et bien moi si ! Alors tu vas m'écouter ! » Tonna-t-il. « Pourquoi tu es partie ? Qu'est ce que j'ai fait ? J'aimerais que tu m'explique » dit-il alors, sans la lâcher.
« Je n'ai rien du tout à t'expliquer » répondit-elle hargneuse.
« Ah non ? Hermione, je ne comprends pas, on était bien tout les deux ? Qu'est ce qui s'est passé ? Ce soir là, j'étais fou d'inquiétude à ton sujet ! Quand j'ai apprit que tu étais à Ste Mangouste, tu n'as jamais prétendus me voir ! Et depuis toutes ces années, tu a même fait promettre à Potter de ne pas ma révéler ou tu habitais ! J'aimerais savoir ce que j'ai fait ! » Avait déballé Drago tout d'une traite. Elle avait baissé la tête. « Réponds ! » la secoua-t-il.

« Mais regarde dans quel état je suis ! » hurla-t-elle en relevant la tête, les larmes inondant son visage. « Tu ne vois dont pas ? J'ai jamais aimé mon visage, et maintenant, je suis déformée à vie c'est encore pire ! Chaque fois que je me regarde dans la glace, j'ai envie de vomir ! Ron n'aurait jamais du mourir, ce sort m'étais destiné ! A moi ! Tout ce que j'ai récolté, ce n'est qu'une jambe en compote, et une grosse balafre qui me dégoûte, mais Ron ! RON EST MORT LUI ! ET C'EST MA FAUTE ! JE ME REPUGNE, C'EST MOI QUI AURAIT DU MOURIR, PAS LUI ! MOI ! » Hurla-t-elle plus que de raisons, ayant refoulé toute sa colère depuis toutes ces années. Ils se regardaient, Drago sentit son c½ur se serrer.
« Pourquoi ne m'as-tu pas laissé te soutenir ? Pourquoi es tu restée seule toute ces années Hermione ? Je t'aime moi... je t'ai toujours aimé, rien n'est de ta faute, Ron n'aurait pas voulut que tu mène une vie pareil, c'est toi qui offense sa mémoire en t'apitoyant sur ton sort ! Tu crois que ça nous plait a tous ? Tu es une lâche, tu nous as tous abandonné sans pitié, j'aurais au moins pensé que c'était pour d'autres raisons que tu ne voulais plus voir personne ! Mais je me suis lourdement trompé, restes seule si ça te chante, mais sache une chose, à l'heure qu'il est, Ron doit se retourner dans sa tombe ! » Cracha-t-il. S'en fut trop pour l'ex Gryffondor, qui lui envoya une gifle bien placée, avant de partir. Cette fois, il n'essaya même pas de la retenir, elle avait besoin de réfléchir, espérant que ce qu'il venait de lui dire, la ferait réagir.

Elle rentrât chez elle en transplannant, en proie à une grosse crise de détresse, et elle balançât tout ce qui lui passait par la main, a travers son appartement, ravageant tout sur son passage. Pleurant, hurlant, elle finit par tomber à genoux au milieu de son appartement, au milieu de ce carnage. 
« Ron... » Murmura-t-elle entre ses sanglot. Peu à peu, elle se calma, et se mit alors à réfléchir, a tout ce qu'il s'était passé depuis cette bataille, elle admit enfin que Drago avait raison, elle était lâche, et se répugnait maintenant, en pensant à comment elle était devenue. Elle prit alors son courage à deux main, se releva, et transplanna. Il était tard, il faisait noir, mais elle savait qu'elle l'y trouverait, et elle ferait face à ses erreurs. Il arpentait la rive du lac.
« Bonsoir » dit-elle. Il se retourna, ne dit rien, attendant qu'elle prenne la parole. « Je suis désolée... c'est toi qui as raison, Ron n'aurai pas voulut ça, je... j'étais désemparée, et la seule solution que j'ai trouvé, était de m'isoler, je me rend compte aujourd'hui, que ma vie n'est qu'une succession d'erreur. Mais j'ai tellement mal.... » Elle éclata en sanglot. « ma vie est un désastre, et tout ça a cause de mon entêtement, je n'ai pas su faire les bons choix, et je vous ai tous abandonnés, en particulier toi, pourtant, Merlin sait à quel point je t'aime, encore après toutes ces années, je t'ai toujours aimé, et t'aimerais toujours, mais j'étais bien trop désemparée, trop fière aussi, et voila ce que je suis devenue, un appart miteux, un boulot miteux, une tête à faire peur a un mort vivant, une bonne à rien, et j'ai tout perdu » termina-t-elle en pleurant silencieusement. Il s'avançât vers elle, retenant à grande peine ses larmes, il venait de la retrouver, celle qu'il avait aimée, et qu'il aimait toujours, elle était revenue, il lui releva délicatement la tête.
« Tu n'as rien perdu, il n'est pas trop tard pour tout réparer Hermione. Reprend toi, reprend ta vie en main, et prouve que Ron n'est pas partit en vain. Il aurait voulut une belle vie pour toi, tout le monde le veut. Tu me manque Hermione, et tu n'est pas hideuse » dit-il doucement. Elle détourna la tête, les yeux pleins de larme.
« Non, ne détourne pas la tête... je t'accepte comme tu es Hermione, peut importe cette cicatrice, peut importe tout le reste je t'aime, et rien, pas même toi ne saura changer ça. Laisse moi entrer a nouveau dans ta vie, et t'aider, s'il te plait, donne nous la chance » termina-t-il en rapprochant de plus en plus son visage du sien. Voyant qu'elle ne disait rien, il termina son ascension, finissant par atteindre ses lèvres, ils ressentirent, tout les deux, en cet instant précis, une explosion d'émotions, émotions qu'elle n'avait plus ressenties, depuis des années, depuis lui...
« Je t'aime » souffla-t-elle alors en pleurant doucement.
« Promet moi de ne plus me laisser » susurra-t-il.
« Je te le promet, je suis désolée Drago, si tu savais... » Il posa un doigts sur ses lèvres.
« Shhhttt, ne vit plus dans le passé, tout ça c'est terminé maintenant, je t'ai et je te garde, maintenant, tu n'es plus seule et nous regardons l'avenir ensemble » termina-t-il avant de l'enlacer à nouveau, pour l'embrasser avec tout l'amour dont il était capable. Au loin, aux portes du château, Harry et Ginny, enlacés, souriaient, ils avaient réussi, et les avaient réunis. Ils regardèrent le ciel étoilé, et sourirent, en s'imaginant, l'image du visage de Ron dans le ciel, leur souriant, et comme pour appuyer leur pensées, une étoile filante passa, dans le ciel, témoignant de jours nouveaux a venir.


Mon avis :
Une histoire un peu triste mais très belle quand même 

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